Affichage des articles dont le libellé est critique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est critique. Afficher tous les articles

mercredi 16 juin 2010

[Revue Ciné] L'Agence tous risques: un pari risqué.


Hannibal, Futé, Looping et Barracuda sont de retour, mais sur grand écran cette fois. La génération précédente saura évidemment de quelle série je parle et pour les plus jeunes : il s’agit des personnages de l’Agence tous risques, une série de 5 saisons qui fut diffusée entre 83 et 87. (On la retrouve en ce moment sur TMC).


Comment passer de la célèbre série à un film de deux heures ? Est-ce que le résultat est à la hauteur ? N’ayant pas beaucoup suivi la série originale, j’ai préféré être accompagnée de ma mère pour analyser l’adaptation.


Objectivement, et en oubliant que c’est un remake, L’Agence tous risques reste un film d’action valable. Des courses poursuites, des explosions, des évasions et des effets spéciaux : rien ne manque pour ravir les mecs en manque de testostérone. Les filles ne sont pas en reste non plus grâce au choix des acteurs. Les yeux de Bradley Cooper sauront mettre tout le monde d’accord tandis que les adeptes de l’homme d’âge mûr se rueront sur Liam Neeson.


Et l’intrigue dans tout ça ? Soyons honnêtes, ce n’est pas toujours très clair. Bonne ou mauvaise nouvelle ? Une chose est sûre, il ne faut pas en perdre une miette au risque de se retrouver largué au bout de deux minutes. Tout va très vite, les renversements de situation sont légion,s et mine de rien les scénaristes se sont creusés le ciboulot.


En parlant de scénario, on aurait aimé mieux saisir certains dialogues. Les répliques sont souvent bien pensées et la pointe d’humour (merci Looping) est très agréable…jusqu’à ce qu’on n’entende plus rien à cause d’un moteur d’hélicoptère ou d’une explosion. Oui parce que les explosions ça va bien deux minutes, mais à trop vouloir en faire, on se décrédibilise. Impossible de spoiler maintenant, alors que le film ne sort officiellement qu'aujourd'hui, mais certaines scènes semblent trop irréalistes. Hollywood veut nous faire rêver… Les plus naïfs goberont le tout.


Et enfin… Est-ce que cela respecte la série originale ? Côté acteurs, Hollywood a bien sûr embelli le tableau et seul Barracuda est vraiment ressemblant (c’est un peu la cerise sur le gateau). Les plans géniaux d’Hannibal sont bien mis en avant, tout comme la débrouillardise de Futé. Looping est toujours aussi fou (bien que dans la série il le soit encore plus !) et Barracuda flippé des voyages en avion.


Pourtant, la ressemblance n’est pas poussée assez loin, et (toujours selon l’avis de ma mère n’est-ce pas) « on se demande pourquoi ils ont voulu sortir ce film sous le nom de l’Agence tous risques, c’est un film d’action comme les autres. »


A vous de voir si vous retrouvez l’ambiance de la série dans ce remake Hollywoodien.

mardi 15 juin 2010

[Revue Ciné] Les Mains en l'air: passez votre chemin!


La bande annonce bien ficelée nous promettait un film poignant et intéressant. Une fois le film vu en entier, le résultat est tout autre. Fuyez !


Romain Goupil, le réalisateur, a mis la main sur un sujet en or : l’expulsion des sans-papiers. C’est d’actualité, c’est polémique, ça choque et ça fait verser quelques larmes. La recette d’un succès au cinéma, normalement.


Mais dans « Les Mains en l’air » tout est trop plat, trop préparé ou récité. Les dialogues sonnent souvent faux, et même si Romain Goupil se vante d’avoir pu capturer de « vrais moments » lorsque les enfants jouent ensemble, il y a une majorité de scènes trop artificielles. Le comble, c’est le jeu d’acteur du réalisateur. Jouer dans son propre film est toujours risqué, mais si en plus on joue mal, c’est du suicide.


Le casting n’est donc pas vraiment réussi. Soit. On peut toujours essayer de passer outre, mais c’est peine perdue. Le film traine en longueur et même si l’histoire est simple, on a parfois du mal à suivre la logique des enfants.


C’est donc en riant (jaune) que l’on sort de la séance, en espérant que personne n’ira voir cette horreur, histoire de pouvoir se la raconter : « Oui, le dernier Romain Goupil… L’expulsion des sans-papiers, un sujet poignant ! » Le seul point positif ? Les dialogues en tchétchène (évidemment non sous-titrés, c’est tellement plus drôle) qui nous font voyager. Vous apprendrez même quelques mots !


lundi 31 mai 2010

[Revue Ciné] Infectés: attrapez le virus, vous aussi...

infects.jpg

Cela faisait déjà quelques semaines que je guettais l'arrivée d'Infectés. Je ne pensais pas que cette petite merveille sortira avant juin, quelle ne fut pas ma surprise donc, lorsque je le vis programmer au cinéma Orient Express des Halles! Ce minuscule cinéma programme normalement des films déjà “vieux” de plusieurs semaines. Se pourrait-il qu'Infectés soit trop mauvais pour passer dans le grand cinéma Cité les Halles?

Et bien, de mon point de vue, non. J'adore les histoires de maladie, de virus et d'épidémie. (D'ailleurs, The Crazies sort le 9 juin, et soyez sûre que je le verrai dès sa semaine de sortie!) Avec , j'ai été servie. Tout de suite, les réalisateurs (Alex et David Pastor) nous mettent dans l'ambiance d'une Terre vidée de ses occupants. Les personnages s'amusent, se taquinent, rien ne laisse penser qu'un virus a décimé les habitants… Mais ne vous inquiétez pas, cette douce atmosphère de vacances ne durera pas longtemps.

Evidemment, pas de grosses nouveautés dans ce film qui reprend les critères du virus meurtrier à la perfection: des gens apeurés qui fuient leurs semblables, un virus avec des symptômes bien dégueu (et une mort encore pire), un eldorado à atteindre, et toujours la peur d'être… infecté.

Les adeptes du genre adoreront, quant aux autres: allez-y, vous ne serez pas déçus! Il ne faut surtout pas voir ce film comme un enième film d'horreur, mais plutôt comme un documentaire. Alex Pastor le dit lui-même: “Le sujet principal n’est pas tant la catastrophe que l’impact qu’elle a sur les gens et la manière dont ils se comportent dans des situations extrêmes.”

La petite anecdote: Les réalisateurs ont eu l'idée du film lors de l'arrivée de la grippe aviaire!!

(Quand on sort de la salle, on aurait presque envie de sortir un mouchoir pour le mettre sur sa bouche!)


vendredi 30 avril 2010

[Revue Ciné] La Comtesse


À première vue, et à cause de l'affiche assez sobre, ce film ne donne pas vraiment envie. Le titre ne raconte rien. Mais il faut savoir être curieux au cinéma, sinon on ne regarde que les blockbusters, et ça, ça serait dommage. Allez, jetons un coup d'oeil au synopsis.

Synopsis : A la mort de son mari, la comtesse Elizabeth Bathory se retrouve à la tête d'un vaste domaine et d'une immense fortune. Aidée de sa confidente, la sorcière Anna Darvulia, Elizabeth étend progressivement son influence, suscitant chez chacun crainte, admiration et haine, pour devenir la femme la plus puissante de la Hongrie du 17ème siècle. Elle rencontre alors un séduisant jeune homme dont elle tombe éperdument amoureuse. Mais celui-ci l'abandonne. Certaine d'avoir été délaissée car elle n'était plus assez jeune et belle, Elizabeth sombre progressivement dans la folie et se persuade que le sang de jeunes vierges lui procurera jeunesse et beauté. Débute alors une série d'actes sanglants, à la recherche de la jeunesse éternelle.

Ah, ça devient beaucoup plus intéressant! Pouvoir, richesse, amour et folie. Les ingrédients d'un film prometteur. Ajoutez à cela la présence de Daniel Brühl, le séduisant acteur qui s'est fait connaître grâce à Good Bye Lenin! et vous comprendrez pourquoi je n'ai pas hésité à courir voir La Comtesse, le jour même de sa sortie!

Résultat? Je ne sais pas vraiment. Je ne peux pas dire que j'ai adoré, ou détesté.

Côté décors et costumes, les amateurs de costumes d'époques seront comblés: les robes sont somptueuses, les coiffures recherchées, pas de problème, donc, à se mettre dans l'ambiance. Du côté de l'histoire, pas de fausses notes majeures. On regrette cependant quelques passages un peu trop mielleux... Mais finalement, ça s'équilibre bien avec les moments "gores" où la comtesse devient sanguinaire.

Parce que oui, si vous ne supportez pas la vue du sang, il est évident que ce film vous est déconseillé! Petites égratignures, entailles, et saignées s'enchaînent à un rythme effréné. (Et rappelez-vous, tout ceci est adapté d'une histoire vraie...) On ne comprend pas très bien quel est l'effet recherché, parce qu'à force de surenchérir dans l'horreur, ça en deviendrait presque comique.

Vous l'aurez compris, je suis sortie de la salle l'esprit aussi embrouillée que cette critique. Si vous avez vu La Comtesse, n'hésitez pas à apporter votre témoignage, cela pourra peut-être m'aider à faire pencher ma balance du côté "bon film" ou "navet"...

(À lire aussi sur le SubwayNightShow)


lundi 19 avril 2010

[Revue Ciné] Le Choc des Titans: attention critique!

Je le savais pourtant. Je savais que j’allais détester ce film. Mais la tentation de le critiquer était trop grande.

Je parle, bien-sûr, du Choc des Titans. Ce film de Louis Leterrier (oui oui, il est français) réunit des acteurs comme Sam Worthington (le héros d’Avatar), Liam Neeson, Ralph Fiennes (Voldemort..) et… Mouloud Achour (vu dans Cyprien, mais surtout, dans le Grand Journal, sur Canal +). Un casting plutôt sympa donc.

Mais dès qu’on touche au scénario, c’est l’hécatombe. Etant fan de mythologie grecque, j’ai été assez critique sur l’adaptation de celle-ci. Et encore, j’ai loupé des erreurs, et ce n’est qu’en vérifiant dans mes livres, chez moi, que je me suis rendue compte de l’étendue des dégâts. Mais tout le monde ne connaît pas sa mythologie sur le bout des doigts, alors qu’en-est-il de ce film, objectivement ?

Les paysages sont beaux, les effets spéciaux assez réussis… Les acteurs s’en sortent plutôt bien, surtout quand on pense qu’ils portent de petites jupettes. So sexy. Par contre, mauvais point pour Sam Worthington qui a toujours l’air en colère (« pas content ! »), et dont le jeu d’acteur ne m’a pas convaincu. Quand au scénario, il ne s’agit finalement que d’un enchaînement de combats et de voyages périlleux : des scorpions géants, des dieux furieux, des vieilles créatures ridées, la Méduse, le Kraken…

Si vous êtes fan d’action et de bastons, allez-y vite. Pourquoi pas en 3D ?

Mais si vous vous y connaissez un minimum en mythologie, vous risquez de passer les 2 heures à repérer et noter dans un coin de votre tête les erreurs. (Persée élevé par un pêcheur ? Acrisios devient le mari de Danaé ? Io qui n’a rien à voir dans l’histoire se met à protéger le demi-dieu ? Charon vu comme un squelette ? Des scorpions géants et des djinns ?) Non vraiment, c’est insupportable.

A vous de voir… ;)

La petite anecdote :

Un choc en 4D ?

Le dimanche 4 avril 2010, un séisme de magnitude 7,2 a frappé le sud de la Californie à 15h40 (heure locale). Pour certains spectateurs du Choc des Titans, l'événement a coïncidé avec l'intervention du Kraken dans le film, ce qui leur a valu une brève expérience de cinéma en 4D. (source : Allociné)


(A lire aussi sur le SubwayNightShow)

jeudi 15 avril 2010

Critique Livre: "Au Cœur des Glaces", Roberto Masello

Au Cœur des Glaces, Roberto Masello

Normalement je boycotte les histoires de vampires. A cause de Twillight, les auteurs nous noient sous les récits romantiques/terrifiants des suceurs de sang… Sauf que moi, plus on me parle d’une chose, et moins j’ai envie de la voir.

Sauf que quand j’ai lu le synopsis d’Au Cœur des Glaces, j’ai tout de suite été attirée par le petit côté « La fin des temps », de Barjavel. Une perle ce bouquin ! Alors pourquoi ne pas tenter le remake façon vampire ? Ni une, ni deux, je fonce à France Loisirs (seul enseigne à le proposer en France, pour l’instant).

Synopsis :

Année 2000. Une équipe de scientifiques du pôle Sud découvre un couple enchâssé dans un glacier. Elle est d’une beauté à couper le souffle, il porte un uniforme d’une autre époque. Une fois libérés de leur prison de glace, on découvre contre toute attente qu’ils sont vivants... Mais vampires, depuis la guerre de Crimée, en 1854. Tandis qu’elle compte sur la science pour guérir, son compagnon préfère l’errance macabre et la voie des ténèbres.

Mon avis :

La première partie du livre alterne entre deux époques : le 19ème siècle (Guerre de Crimée) et l’année 2000 (la découverte des corps). C’est une façon intéressante d’amener l’histoire, et on apprécie l’exactitude de la reconstitution historique. Malheureusement, à force de peindre l’atmosphère de l’époque, l’auteur nous ennuie. L’action ne commence vraiment que vers le milieu du livre avec la découverte des corps.

Dans la deuxième partie, les évènements s’enchaînent donc plus vite, avec toujours des petites pauses « émotion » ou « amour ». Une alternance des genres qui permet de satisfaire tous les goûts.

Quant à la fin, elle est décevante. Trop de facilité, aucune suprise : on s’y attendait.

*

On passe donc un agréable moment avec Au Cœur des Glaces, mais cette œuvre ne vous tiendra pas en haleine jusque tard la nuit.

dimanche 14 février 2010

[Revue Ciné] INVICTUS

En attendant la finale de la Coupe du Monde de football, pourquoi ne pas revivre la Coupe du Monde de rugby … de 1995 ? C’est ce que propose Clint Eastwood dans son dernier film, Invictus, sorti en salle mercredi dernier.


Bien plus qu’un simple film sur le ballon ovale, le réalisateur de Gran Torino nous livre ici les émotions d’une Afrique du Sud encore marquée par l’apartheid. Nelson Mandela, joué par Morgan Freeman, vient d’être élu président d’un pays divisé. Son idée pour réunir un peuple ? Les amener à s’enthousiasmer pour une et même chose : l’équipe nationale de rugby. Pourtant, gagner la Coupe du Monde est un pari osé, surtout pour une équipe sur le déclin. Mais les Springboks, menés par leur capitaine François Pienaar (Matt Damon, devenu blond pour l’occasion) sauront trouver un nouveau souffle.

Les paysages dépaysant, des dialogues bien menés et un jeu d’acteurs émouvant pourraient presque nous faire oublier que toute cette aventure est une histoire vraie. Le rugby n’est ici qu’un outil qu’utilise Clint Eastwood pour raconter la naissance de la « nation arc-en-ciel » voulue par Mandela, mais quel outil ! Les scènes de match sont prenantes, que vous soyez un adepte de ce sport ou non, se mêlent très bien aux scènes politiques. Invictus est donc un bon mélange entre film historique et sportif.
On regrette seulement quelques longueurs au début du film, qu’il faudra pourtant pardonner : l’Afrique du Sud, tout comme Rome, ne s’est pas faite en un jour !